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Comme les anneaux d’une chaîne infinie ...
Appelés à un moment ou à un autre de leur vie, de nombreux hommes et femmes, jeunes et vieux, religieux et laïcs, étudiants, ouvriers ou intellectuels ont été personnellement touchés par la grande découverte de Dieu Amour!
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À la suite de Chiara Lubich, ils ont adhéré à cet engagement radical à vivre l’évangile au quotidien et font partie du Mouvement des Focolari.
(article tirée de la revue Nouvelle Cité No.187 Janvier-Février 2010.
Rencontrer Dieu!
Parmi eux, se sentant appelés sur ce chemin de l’amour réciproque et de l’unité, nombreux sont ceux qui ont choisi d’être des maillons, des anneaux de cette chaîne infinie des enfants de Dieu, mais sans s’engager dans une des branches de ce vaste mouvement ecclésial.
Ils ont volontairement et délibérément adhéré à cet idéal de vie, ils l’ont ressenti chacun à leur dimension, le vivent et l’incarnent dans leur milieu. Peu importe leur affectation - fussent-ils catholiques, chrétiens d’autres confessions, ou adeptes d’autres religions - ils sont animés de cet amour et la Parole de Vie les nourrit...
C’est cela qui caractérise, les adhérents… Adhérents du Mouvement des Focolari ou de l’Œuvre de Marie. «Une fois que le charisme de l’unité a touché une âme, il ne s’éteint plus…».
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Un chemin de l’amour réciproque et de l’unité ouvert à tous.
À l’occasion d’un congrès auquel participaient des adhérents du Mouvement des Focolari en 1997, Graziella (une des premières compagnes de Chiara Lubich) liait la réalité ces derniers au charisme de l’unité que Dieu donna à Chiara.
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«Pour s’adresser au monde, pour créer une nouvelle façon d’aller à lui et pour donner une réponse aux besoins spécifiques d’une époque, Dieu s’appuie sur une Œuvre qui a un double objectif: être un exemple vivant de la façon dont la Parole de Dieu doit être vécue et la propager à travers le monde. Dieu choisit une personne et la forme de sorte qu’elle devient l’incarnation même de cette Parole! Cette personne est comme la première pierre, la pierre angulaire de l’Œuvre qu’il veut alors créer. Une Œuvre bâtie pour les siècles à venir qui continuera à répandre cette spiritualité particulière dans le monde». Assurément, pour nous, cette pierre angulaire est Chiara Lubich.
Saisir cette réalité, est en soi une invitation à prendre un certain recul, et à revisiter de façon systémique le Mouvement. Les premières compagnes de Chiara se sentaient immédiatement et irrésistiblement liées à elle par l’étonnante découverte que Dieu est Amour: la première étincelle d’inspiration. Elles y ont adhéré pleinement, et en réponse à cet amour immense, commencèrent à vivre mot pour mot l’Évangile, au point d’en saisir le cœur: «Père, que tous soient un comme toi et moi» (cf. Jn. 17,21). Elles souligneront maintes fois avoir compris ce testament comme la charte fondamentale du Mouvement et que le secret de l’unité réside dans l’amour pour Jésus sur la croix dans son abandon, un mystère à découvrir et surtout à vivre!
Cette compréhension et cette adhésion se sont perpétuées. Nous en sommes les exemples vivants, nous tous qui avons décidé d’adopter «cette nouvelle façon de vivre» de toute notre force et qui avons connu et expérimenté la présence de Jésus parmi nous. Grâce à sa présence dans chacun de nos milieux distincts, il se manifeste et se donne au monde entier!
Une famille aux nombreuses réalités.
Le Mouvement des Focolari s’est rapidement répandu dans le monde. Diverses vocations ont fleuri: les focolarini habitant dans les focolares ou les mariés dans leurs familles, les prêtres focolarini, les religieuses et les religieux, ainsi que les nouvelles générations: Gen 2, Gen 3, Gen 4, Gen 5.
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Plus tard, différentes branches de grande envergure ont vu le jour, animés par ces différentes vocations: familles nouvelles, mouvement sacerdotal, paroisses nouvelles, humanité nouvelle, qui visent toutes à porter l’Évangile dans les diverses réalités sociales. Les divers dialogues ont débuté: dialogue au sein de l’Église catholique, le dialogue œcuménique, celui avec les autres religions, et avec les personnes n’ayant aucune croyance religieuse particulière. Et pour soutenir cette vie, différents outils sont nés pour appuyer ceux et celles cherchant à vivre la spiritualité de l’unité: la Parole de vie mensuelle, la revue Nouvelle Cité (dans plusieurs langues), les liaisons téléphoniques, les maisons d’édition, différents complexes musicaux comme le Gen Rosso ou le Gen Verde, etc.
Peu à peu Dieu a façonné les structures de ce Mouvement, aussi appelé l’Œuvre de Marie, nom sous lequel l’Église l’a approuvé!
Mais encore… cet éblouissant début et cet engagement total à vivre l’Évangile n’ont pas été seulement l’engagement de Chiara, des premiers focolarine et focolarini, et des autres personnes qui ont progressivement trouvé leur place dans les structures du Mouvement...
Il l’a été aussi pour de très nombreux autres auxquels Chiara a communiqué cette expérience: hommes et femmes, gens simples et gens instruits; gens qui avaient rencontré Dieu et qui sentaient que Dieu les appelait dans ce chemin de l’amour réciproque et de l’unité, pour qu’à leur tour ils puissent partager cette vie d’amour avec chacun dans leurs milieux...
La communauté prenait forme!
Au centre de cette communauté se trouve le focolare, qui en est le cœur et l’âme, «un petit soleil rayonnant la lumière tout autour... une fontaine vers laquelle chacun peut puiser pour recevoir Dieu». Même aujourd’hui, alors que le Mouvement s’est grandement développé en branches et structures, le focolare est et demeurera une lumière brillante et une fontaine pour tous. Quoique différents par nos diverses vocations, nous sommes tous unis par la spiritualité de l’unité: c’est là la beauté du Mouvement. Un arbre feuillu aux multiples ramifications!
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Les adhérents, maillons indispensables pour construire l’unité.
S’adressant aux adhérents, Chiara évoquait l’Œuvre de Mère Teresa de Calcutta en ces termes: «Ce ne sont pas tant les religieuses, que les moribonds qu’elles assistent, les enfants et les orphelins qu’elles recueillent, qui créent cette oeuvre en rendant gloire à Dieu».
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«Ainsi l’Œuvre de Marie, poursuivait Chiara, n’est pas tant les focolarinis ou les focolarines, ni les volontaires, ni les Gens, mais cette partie de l’humanité, qui à travers ces vocations est animée par cette spiritualité!».
Elle caractérisait ainsi les adhérents: «des personnes vivant ou ayant vécu cette spiritualité que nous avons aussi à vivre avec eux!». À une question sur le rôle de l’adhérent, elle soulignait à quel point ils sont comme la partie extérieure du Mouvement. Et reprenant l’image de l’arbre, elle leur expliquait comment ils en sont le feuillage soutenu par ses branches et nourri de ses racines : «Vous devez prendre conscience de cela, poursuivait-elle. Ensemble vous représentez le peuple qui s’est engagé à construire, jour après jour, à travers sa vie, la civilisation de l’amour dont le pape Jean-Paul II a parlé à diverses occasions. Et vous contribuez à sa réalisation au sein de la grande famille de l’Église dans le monde. ».
Commentant ces lignes de Chiara, Graziella soulignait l’importance d’un peuple et de sa propre culture, sa façon de voir les choses, de penser, etc.
«Notre culture, notre façon de voir les choses, notre façon de penser est l’Évangile, la spiritualité de l’unité que Dieu nous a donnée! Par conséquent, vous devez penser, voir, agir en conformité avec l’Évangile, en conformité avec la spiritualité de l’unité. En tant que tels, vous êtes vous aussi au cœur de la spiritualité de Chiara, vous faites pleinement partie de la famille du focolare, mais avec une nuance particulière: les adhérents restent libres de tout engagement formel».
Tous responsables d’alimenter le feu de l’amour.
Faut-il ajouter que de nombreux écrits et interventions de Chiara ne manquent pas de souligner l’importance des adhérents pour l’Œuvre de Marie.
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En 1997, dans son message au congrès des adhérents, elle remerciait chaleureusement «ceux et celles qui ont fait leur la flamme de l’Idéal de l’unité; ceux et celles qui ont ressenti la responsabilité d’allumer cette flamme dans leurs environnements respectifs et d’y travailler avec les points de repère de la communauté de manière à garder vivante la présence de Jésus parmi eux».
Voilà l’engagement de tous et chacun: Sentir cette flamme, être une expression vivante de la charité afin «d’aimer en premier en toutes circonstances et à servir nos frères et sœurs». Être la Parole vivante, comme la lumière sur le chandelier, afin de «donner lumière et amour à ceux qui nous entourent de façon à former une famille, car le Mouvement doit être un réseau d’amour soutenu par la Parole et formé de faisceaux s’étendant dans le monde entier et reliés entre eux par Jésus».
En définitive, qui sont les adhérents du mouvement des Focolari?
Des personnes qui agissent avec la plus grande liberté, en famille, dans le tissu social où ils travaillent, dans leurs études, dans leurs divers engagements comme chrétiens, de manière à construire l’unité partout dans la société et dans l’Église et de contribuer à l’édification du peuple de Dieu, le peuple de Marie.
Et cela était une réalité importante dès les débuts de la vie du Mouvement qui était constitué pour la plus grande part par des personnes auxquelles Chiara et ses premières compagnes communiquaient leurs expériences de la vie de l’Évangile: des hommes, des femmes, des personnes simples, des personnes de culture, des personnes qui avaient rencontré Dieu et que Dieu appelait à partager cette vie de l’amour réciproque, de la vie de l’unité. À leur tour, elles portent cette vie d’amour à tous, dans leurs familles, leurs lieux de travail, toujours en maintenant une relation profonde avec le focolare: une contribution mutuelle suscitant des fruits toujours plus abondants de vie.
Avec les focolarinis et toutes les personnes engagées dans les différentes réalités du Mouvement, les adhérents forment la grande famille de l’Oeuvre de Marie et ils en sont les membres les plus nombreux. Sans leur présence, on ne pourrait parler de communauté dans toutes les villes ou les pays où le mouvement est présent.
Nouvelle Cité a rencontré quelques-uns d’entre eux et ces derniers ont accepté de répondre à quelques questions sur leur vie. Ils nous en font part dans un autre article qui illustre leur désir de porter l’unité dans le monde.
Propos recueilli par Christian Samman pour la revue Nouvelle Cité.
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